Lemonde.fr



 

Qui gouverne à Alger ?
LEMONDE.FR | 08.04.04 | 18h14    MIS A JOUR LE 08.04.04 | 18h57
Compte-rendu de la discussion avec Florence Beaugé, envoyée spéciale du "Monde" en Algérie.

Momo : Quels sont vos pronostics pour les élections ?

Florence Beaugé : Il est très difficile de répondre à cette question, tellement il y a de paramètres qui entrent en jeu. Et c'est pourquoi, dans mes articles du Monde, je me suis gardée de faire un pronostic et me suis contentée de faire des hypothèses. En fait, la vraie question qui se pose aujourd'hui, ce n'est pas tellement de savoir qui sera le vainqueur, mais va-t-il y avoir un second tour ? Du côté de Bouteflika, on espère l'emporter au 1er tour, c'est-à-dire dès ce soir, en dépassant la barre des 50 %. Mais du côté de son adversaire principal, Ali Benflis, on assure qu'aucun candidat, quel qu'il soit, que ce soit Benflis ou Bouteflika, ne peut gagner dès le 1er tour étant donné qu'il y a 6 candidats en compétition. Une partie des voix se dissémine. Si l'élection est honnête, il est impossible de l'emporter au 1er tour, assure l'entourage de Benflis.

Amine : Mais à quoi sert un second tour si c'est pour donner plus de légitimité à un scrutin qui serait joué par avance ?

Florence Beaugé : S'il y a un second tour, c'est bien le signe que ça n'aura pas été joué par avance. La suspicion va peser, s'il y a un vainqueur, au soir du 1er tour. On aura peut-être tort d'avoir cette suspicion, mais elle sera là. Mais s'il y a un second tour, c'est bien la preuve qu'on aura laissé le jeu ouvert, ou plutôt relativement ouvert.

Kader : Les reports de voix se feront-ils en faveur de Benflis au second tour ?

Florence Beaugé : Indiscutablement, l'avantage sera pour Benflis. C'est pour cela que le président Bouteflika tient tellement à l'emporter dès le 1er tour. Il sait qu'il fait le plein des voix aujourd'hui 8 avril et qu'au second tour, presque tous ses adversaires, soit 4 sur 5, se ligueront contre lui et reporteront leurs voix sur Benflis, pas tant pour faire gagner celui-ci que pour faire perdre Bouteflika.

Yacine : Croyez-vous que M. Bouteflika passera au second tour ?

Florence Beaugé : Je me garderai de toute réponse définitive. On n'est jamais à l'abri des surprises en Algérie. Mais il me semble que le président-candidat Bouteflika a plus de chances de l'emporter au 1er tour qu'au 2e pour les raisons que je viens d'expliquer : au 2e tour, tous ses adversaires vont se liguer contre lui en reportant leurs voix sur Benflis.

Gege : L'armée est-elle neutre, selon vous, dans ces élections ?

Florence Beaugé : C'est la grande question. Et moi, je la poserai différemment. Je dirais : est-elle neutre ou a-t-elle été neutralisée ? Est-ce vraiment son choix de ne pas intervenir ou est-elle d'une certaine façon ligotée, d'une part, par le président Bouteflika, qui a décidé de se représenter contre son avis à elle (l'armée) et, d'autre part, par des puissances occultes que j'appellerais des puissances de l'argent, des cercles plus ou moins mafieux qui commenceraient à avoir aujourd'hui, en Algérie, plus de pouvoirs encore que l'armée ? L'autre interrogation : l'armée est-elle vraiment neutre alors qu'en amont de l'élection, l'administration algérienne, elle, n'a pas été neutre dans la préparation de ce scrutin ? Elle est restée au service du président en place, elle s'est engouffrée dans le vide qu'avait laissé l'armée en se retirant du jeu politique. En d'autres termes, l'armée, en laissant faire tous les abus de l'administration et l'instrumentalisation de la justice, en particulier ces derniers mois, au profit du candidat Bouteflika, n'est-elle pas en fait en train, par sa complicité, de favoriser le président sortant ?

LA FORCE GRANDISSANTE DES MAFIEUX

Okay : Si l'armée a été neutralisée, alors par qui selon vous ?

Florence Beaugé : L'armée a trouvé face à elle un homme qui lui a résisté : le président Bouteflika. Elle ne voulait plus de Bouteflika pour un nouveau mandat, cela ne fait pas de doute. Lui a décidé de se représenter malgré tout, et l'armée a tellement peur d'être une fois encore accusée d'intervenir dans le jeu politique - Bouteflika ne manquerait pas de jouer de cette corde sensible - qu'elle préfère ne rien faire. L'autre élément qui neutralise l'armée, et que j'évoquais tout à l'heure, ce sont ces puissances de l'argent, c'est-à-dire ce pouvoir plus ou moins mafieux qu'on devine dans l'ombre et qui a pris une force grandissante en Algérie ces dernières années, au point d'être peut-être plus puissant aujourd'hui que l'armée. Et ce pouvoir mafieux peut lui aussi être une explication de la neutralisation de l'armée.

Karim : Qui sont ces cercles mafieux que vous mentionnez sinon des gens issus de l'armée ?

Florence Beaugé : C'est un vieux schéma que de dire que les cercles mafieux = l'armée. Ça ne me paraît pas nécessairement vrai. Certains responsables de l'armée ont des liens avec ces cercles mafieux, mais on ne peut certainement pas dire que tous les mafieux sont des généraux. Ces cercles mafieux sont des gros trabendistes (trafiquants), des nouveaux riches qui sont apparus ces dernières années, dont on ne connaît pas toujours le nom, mais dont on sait qu'ils ont leurs relais dans la classe politique. Par exemple, il y a certains députés au Parlement qui affichent une étiquette politique pour un parti ou un autre, et qui, en réalité, ne sont pas au service du parti politique, et surtout de l'électorat qui les a élus, mais de l'un de ces mafieux qui les ont achetés à coups de milliards. Cela paraît complexe comme réponse, mais moi-même je ne comprends pas tout et découvre tout cela au fur et à mesure. Il y a une "ligne rouge" de ce côté-là pour les journalistes.

Karim : Où est le pouvoir décisionnaire en Algérie s'il n'est plus aux mains de l'armée ?

Florence Beaugé : Question vraiment intéressante. Le pouvoir est éclaté en différents cercles. Jusqu'à une date récente, on disait : il y a le pouvoir apparent, c'est-à-dire le pouvoir civil, et il y a le pouvoir réel, c'est-à-dire l'armée. C'était déjà un peu sommaire comme définition. Mais maintenant, les choses sont plus complexes car avec ce pouvoir politico-mafieux, obscur, qu'on devine dans les coulisses, on comprend qu'il y a un troisième centre de pouvoir, qui sont les intérêts économiques. Pour résumer, j'ai l'impression qu'il y a trois centres de pouvoir : le pouvoir civil, qui, à mon avis, a un pouvoir grandissant ; le pouvoir mafieux, un pouvoir que j'ai du mal à évaluer mais à mon avis grandissant également ; et le pouvoir militaire, qui, lui, à mon avis, est plutôt déclinant, ne serait-ce que parce que l'armée elle-même n'est plus vraiment un bloc monolithique et qu'elle est divisée sur la gestion et l'avenir du pays. Certains généraux, par exemple, soutiennent Bouteflika, d'autres ne le supportent pas et s'y opposent vivement, et d'autres encore ne le supportent pas mais sont tout à fait favorables à sa réélection. C'est toute la complexité de ce que l'on appelle le "système" algérien et d'un pays dans lequel, il ne faut pas l'oublier, la sécurité militaire est omniprésente. L'un des candidats à la présidentielle, Saïd Sadi, le patron du RCD, a d'ailleurs dit que le plus grand parti politique en Algérie, c'était la sécurité militaire. Il l'a dit comme une boutade, mais en le pensant vraiment.

Iris : L'abstention s'annonce massive. Comment l'expliquez-vous ?

Florence Beaugé : Je vais vous surprendre, mais je pense qu'elle ne sera pas massive. Je suis sur le terrain et je crois au contraire que le taux de participation va être beaucoup plus important que pour les élections précédentes, les législatives et les locales de 2002. Ce matin, j'ai parcouru la banlieue d'Alger et je vais y retourner. J'ai été étonnée de voir le nombre de personnes qui affluaient dans les bureaux de vote, en particulier les femmes, alors que traditionnellement, les femmes et les jeunes sont ceux qui votent le moins. Quand je demandais aux femmes : "Pourquoi allez-vous voter ? Quelles sont vos motivations ?", elles me répondaient : "Parce que là, on a l'impression qu'on a le choix entre deux présidents." Elles se trompaient : elles me disaient "entre deux présidents" au lieu de "entre deux candidats". Elles voulaient dire Bouteflika et Benflis. Et la nouveauté de cette élection, c'est qu'en effet le nom du président n'est pas connu d'avance, même si l'avantage est plutôt donné au président sortant Bouteflika.

UNE FRAUDE EN AMONT DES ÉLECTIONS

Miaouhhh : Qu' en est-il des trucages redoutés ? Le scrutin se déroule-t-il dans de bonnes conditions ?

Florence Beaugé : Je ne peux pas encore répondre avec certitude car les bureaux de vote ne fermeront qu'à 19 heures ou même plus tard. L'essentiel des votes auront lieu en fin de journée, entre 16 h et 19 h. Cela m'étonnerait qu'il y ait des fraudes massives aujourd'hui, mais il est tout à fait possible, tellement la culture de la fraude est importante en Algérie depuis toujours, qu'il y ait ici et là des petits "coups de pouce". Toute la question est de savoir de quel ordre ils seront : 5 % ? 10 % ? Dans le premier cas, cela ne devrait pas changer radicalement le résultat du scrutin, à mon avis. Dans le deuxième cas, cela peut faire passer le président Bouteflika au-dessus de la barre des 50 %, donc lui faire remporter les élections dès le 1er tour, et c'est là où ça risque de poser problème. Autre chose qu'il faut savoir : la fraude, d'une certaine façon, a déjà eu lieu en amont des élections. En laissant le chef de l'Etat entamer une pré-campagne électorale bien avant l'ouverture de la campagne électorale, notamment à la télévision publique tous les soirs et sur le terrain, au cours de tournées au cours desquelles il a distribué des milliards. Par ailleurs, deux candidats ont été éliminés de la compétition le mois dernier : Taleb Ibrahimi et Sid Ahmed Ghozali, pour des raisons qui n'ont pas l'air légales et qui semblent politiques. Eux disent, en tout cas, qu'ils ont été écartés de la course à la présidence parce qu'ils risquaient d'ôter des voix au président Bouteflika.

Sam131076 : En cas de victoire de "Boutef'" au premier tour, des manifestations sont attendues. Quelles peuvent être leur ampleur ?

Florence Beaugé : C'est une autre vraie question que l'on se pose tous. J'ai du mal à répondre. Je pense que le risque est au niveau des militants des partis perdants, en particulier du parti de Benflis. Je ne suis pas convaincue que l'homme de la rue, lui, soit prêt à un soulèvement populaire, parce que c'est un tel ou un tel qui a gagné et l'autre qui a perdu. Les gens, même s'ils sont intéressés par cette compétition électorale, dans l'ensemble, ne voient pas de différence fondamentale entre Bouteflika et Benflis. Cela paraît paradoxal, parce qu'il semble que cette élection les intéresse plus que prévu, mais d'un autre côté, je ne crois pas qu'ils soient prêts à l'émeute si le candidat de leur choix n'est pas élu. Mais je peux me tromper. Tout dépendra de la réaction des états-majors des partis. Calmeront-ils le jeu ou, au contraire, l'attiseront-ils ? Il y a un autre facteur déterminant : si le président Bouteflika l'emporte dès ce soir, cela paraîtra suspect mais peut à la rigueur passer. Mais s'il l'emporte avec un score très élevé, cela peut vraiment créer l'indignation car la fraude sera trop manifeste.

Milo : La Kabylie peut-elle attendre de cette élection une amélioration de ses relations avec le pouvoir central ?

Florence Beaugé : Si le président Bouteflika est élu, je doute que la Kabylie attende une telle amélioration. Si c'est Benflis qui est élu, oui. Ne serait-ce que parce que Benflis est berbère, des Aurès, dans l'est de l'Algérie. Tous les Berbères ne sont pas des Kabyles, mais tous les Kabyles sont des Berbères. Il y a donc un point d'entente, ne serait-ce que la langue, entre Benflis et les Kabyles, même si ces derniers sont méfiants à son égard et lui reprochent de n'avoir pas réglé le problème alors qu'il était chef de gouvernement. Benflis n'est certainement pas considéré comme la panacée en Kabylie, mais il est de toute façon moins rejeté, me semble-t-il, que le président Bouteflika.

Syphax : Pensez-vous sérieusement , au même titre que certains de vos confrères de la presse écrite, que ces élections sont un tournant historique pour l' installation de la démocratie en Algérie ?

Florence Beaugé : Je me garderai bien de dire cela. Je pense que c'est un frémissement, peut-être un premier pas, mais pour l'instant rien de plus. Et surtout, attendons de voir les résultats. Seront-ils crédibles ?

DES JOURNALISTES DE PLUS EN PLUS LIBRES

Okay : Etiez-vous libre de vos mouvements lors de votre reportage à Blida ?

Florence Beaugé : Oui, totalement libre. Je trouve que c'est d'ailleurs un progrès considérable en Algérie ces dernières années. Quand j'ai commencé à travailler dans ce pays pour Le Monde il y a quatre ans, j'étais beaucoup moins libre. Mais il est vrai que la situation sécuritaire était encore tendue. D'année en année, j'ai trouvé que le pouvoir avait rendu les journalistes de plus en plus libres de faire leur travail correctement. Réellement, je ne peux pas me plaindre de ce côté-là. La liberté d'expression en Algérie est infiniment plus grande que dans un pays comme la Tunisie où, pourtant, il n'y a en principe pas de problème, rien qui explique ou qui justifie qu'on muselle la presse, les citoyens.

Almansor : L'unique chaîne de télévision nationale représente-t-elle impartialement les différentes candidatures ?

Florence Beaugé : Ces trois dernières semaines, pendant le déroulement de la campagne électorale officielle, oui. L'unique chaîne de télévision a réparti l'antenne à peu près correctement. Le problème, c'est que pendant tous les mois qui ont précédé, elle était exclusivement au service du président Bouteflika et de ce que j'appelais tout à l'heure sa pré-campagne électorale. C'est pour cela que je dis qu'une certaine forme de fraude a déjà eu lieu en amont des élections.

Nasalg : Pensez-vous que l'Algérie est aujourd'hui l'exemple à suivre en matière de démocratie pour les pays arabes, et surtout pour les voisins maghrébins (Tunisie et Maroc) ?

Florence Beaugé : Je pense que l'Algérie n'est pas encore un exemple démocratique. On ne peut pas dire que la démocratie soit déjà installée en Algérie. Les dirigeants algériens et le peuple en ont conscience. En revanche, je sens une volonté de poursuivre dans cette voie malgré toutes les difficultés : sociales, économiques... La presse, notamment, malgré tous ses excès, que je suis la première à regretter, jouit d'une liberté en Algérie comme en n'en trouve nulle part dans le monde arabe. Et cela, on l'ignore bien souvent en France et ailleurs.

Minato : Bouteflika apparaît (au moins dans la presse occidentale) comme celui qui a "dompté" le terrorisme islamiste sur le sol algérien. Qu'en est-il , et si cela est exact, comment l'expliquez-vous ?

Florence Beaugé : Je crois que c'est vrai, c'est le principal mérite du président Bouteflika pendant son mandat. Il peut se targuer en effet du fait qu'avec lui la paix est presque revenue. Mais ce n'est pas son mérite à lui tout seul. Le processus avait été enclenché avant lui, dès 1997 et 1998. Il a su le poursuivre et l'intensifier et je pense qu'au fond de lui-même, il est en effet un réconciliateur et son ambition profonde, c'est d'aboutir à une paix totale et à une réconciliation entre tous les Algériens.

FEMME ALGÉRIENNE : UNE SITUATION PEU ENVIABLE

Aïda : Comment évolue la société algérienne ? Notamment en ce qui concerne la condition féminine ?

Florence Beaugé : La société n'est pas figée, elle évolue vite. Plus vite que le "système" algérien qui l'encadre. Je dirais que la société est pleine de contradictions, qu'elle n'est pas homogène du tout. On ne peut pas dresser le profil d'un citoyen algérien : entre celui de la ville, de la campagne, du Nord, du Sud, les situations - en particulier des femmes - varient totalement selon la région. En ce qui concerne plus précisément les femmes, le code de la famille jusque-là reste figé et il est très en retard par rapport au code de la famille en Tunisie, et maintenant au Maroc. La situation de la femme algérienne n'est dans l'ensemble pas très enviable. Mais j'ajouterai qu'à mon avis cela n'a pas grand-chose à voir avec ce code de la famille rétrograde. C'est plutôt en rapport avec la crise économique qui affecte le pays depuis le milieu des années 80, puis les événements de la décennie 90. La femme algérienne paie, d'une certaine façon, toute cette violence. C'est sur elle, bien souvent, que retombent toutes les frustrations et le désespoir des hommes, sans emploi et sans perspectives. Je suis frappée de voir que partout où je vais ces dernières années, et dans tous les milieux, je rencontre de plus en plus de femmes battues et soumises à la violence de leur mari. Aussi, beaucoup de femmes lettrées préfèrent rester célibataires plutôt que d'avoir à se marier avec des hommes qui ne seraient pas à leur hauteur. Elles ont souvent fait des études alors que les hommes, eux, par désespoir, renoncent à étudier très tôt et préfèrent se lancer dans le "trabendisme", c'est-à-dire le marché noir, la solution la plus rapide pour faire de l'argent.

Karim : Quelles seraient les plus grandes différence pour les Algériens si Benflis est élu ou si "Boutef'" est reconduit ?

Florence Beaugé : A priori, il me semble que c'est en matière de démocratie qu'il y aura le plus de différences. Je pense que réellement Benflis, qui est un juriste de formation, qui a été cofondateur de la Ligue algérienne des droits de l'homme, est un démocrate et qu'il rêve sincèrement d'un véritable pluralisme politique et audiovisuel notamment. Il s'est déjà prononcé pour la levée de l'état d'urgence qui est maintenu dans le pays depuis maintenant douze ans et qui limite terriblement les libertés individuelles.

AliBen : Comment expliquez-vous l'intérêt de la France pour ces élections ?

Florence Beaugé : Il me paraît normal que la France s'intéresse à ces élections car tout ce qui concerne l'Algérie intéresse la France. L'Algérie est une ancienne colonie, alors que la Tunisie et le Maroc étaient sous protectorat. Un historien comme Benjamin Stora a fait le compte et dit qu'en France, il y a à peu près sept millions de personnes qui ont "l'Algérie au cœur". Il veut dire : tous ceux qui sont passés par l'Algérie d'une façon ou d'une autre, soit les anciens colons, soit les émigrés et leurs descendants, soit les harkis, ont les yeux braqués sur l'Algérie, et cela fait beaucoup de monde.

Chat modéré par Constance Baudry et Franck Colombani



Droits de reproduction et de diffusion réservés © Le Monde 2004
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.
La fréquentation de ce site est contrôlée et certifiée par Diffusion Contrôle


Besoin d'aide ? | L'abonnement au Monde.fr | Conditions générales de vente | Qui sommes-nous ?